Blog Arts

Édouard Boubat, le coeur à hauteur des yeux. Par Laëtitia Bartholome

Original Version

Évoquer et plonger dans l'œuvre d'Édouard Boubat, c'est se confronter à une poésie tendrement expressive et généreuse, doucement simple et sensible, à la fois lunaire et enchantée, magique et irréelle. Ses images iconiques, pures présences au monde, « points d'eau dans un désert » (Christian Bobin), sont le reflet d'un univers chargé d'une indéfectible croyance en l'humanité, essentielle et familière. Enfant de Montmartre, grande figure et représentant de la photographie humaniste de l'après-guerre, photo reporter salarié du magazine « Réalités » entre 1951 et 1967, puis photographe free lance pour l'agence Rapho, Edouard Boubat nous a quittés en 1999, à près de 75 ans, non sans avoir parcouru « le monde d'une extrémité à l'autre, son vieux Leica dans la musette » (Jean Dieuzaide)

Mettre en lumière les choses de la vie pour mieux s'émerveiller

Édouard Boubat a immortalisé des réalités multiples, capturant des instants uniques et harmonieux qui baignent souvent dans une lumière incisive, parfois écrasante, parfois diffuse ou édulcorée.

« La photo, dira-t-il, c'est un instant de lumière, un moment où les personnages ont été devant nous. Je ne me pose pas la question de savoir si une photo est bonne ou mauvaise. Ce qui est important c'est qu'il y ait un « élan ». Que je saisisse quelque chose à la prise de vue et que je sois saisi après par cette chose. Le plus important dans une photo, c'est donc qu'elle crève les yeux. Qu'elle soit techniquement bonne ou mauvaise n'est alors pas si important. Ce n'est pas l'appareil qui fait la photo, mais l'œil. »

Évoluant et parcourant ainsi, de manière continue, les chemins de la lumière, il construit avec minutie des scènes puissamment précises, sources d'un agencement subtil et intelligent. Chaque détail, son, bruit, odeur, couleur, mèche de cheveux, costume, décor, concourt à créer une grammaire visuelle inédite, propre au photographe. « Je chéris les commencements ; les matins de ciel bleu dans une ville étrangère ; une faim nouvelle. » (Édouard Boubat)

Autant d'infimes moments, instants particuliers, qui sont pour lui des saveurs privilégiées, des témoignages de ce que la vie recèle de simple, profond, grave ou joyeux. Une réalité qui contient, si l'on est attentif, une foultitude de mystères à saisir et capter : le charme radieux et lumineux d'une beauté banale et ordinaire.

Édouard Boubat, c'est le chantre de la vie, de la femme, de l'enfant, de l'arbre. Il édulcore et poétise jusqu'à la mort elle-même, au point, non de la nier ou de la défier, mais de faire d'elle un accessit. C'est la vie qui importe et c'est cette vie appréhendée comme un miracle quotidien qui prime sur tout le reste.



« Les yeux de Boubat sont un trésor caché dans des pays hors d'atteinte, des terres qui ont bu le sang des hommes et qui ont fleuri au printemps, des terres où on tue au nom de l'honneur, où des enfants portent des armes et où les mères sont assises au bord de la route, attendant le retour de leur fils. » (Tahar Ben Jelloun)

Le photographe des «instants privilégiés » solitaire et indépendant

Inlassable et infatigable voyageur (Italie, Espagne, Mexique, Etats-Unis, Jordanie, Liban, Brésil, Maroc, Yémen, Pérou, Kenya, Vietnam, Suède), Édouard Boubat nous confronte avec sagesse et humour aux petits bonheurs modestes et magiques du quotidien auxquels il reste constamment attentif et vigilant, lui qui était intimement convaincu « qu'amour, rencontres et photos ne s'offrent qu'une fois » dans une vie.

« De ce monde déchiqueté, il nous révèle de surprenants instants de plénitude. Il faut regarder ses images, mais ce qui s'appelle regarder, comme on respire profondément devant la fenêtre ouverte, leur rayonnement est si bienfaisant qu'après, je l'espère, vous ne verrez plus les choses, ni les gens, de la même manière. » (Robert Doisneau)

Contemplatif délicat épris de douceur et de tendresse, il portera constamment sur le monde qui l'entoure un regard à hauteur d'homme. Un regard parfois amoureux, solaire, serein, quelquefois amusé, mais toujours bienveillant et bienfaisant. Un regard humain qui nous apporte une indéniable chaleur, une constante plénitude. Un regard qui nous permet de respirer, d'aimer, de sentir, de ressentir, de vivre. Un regard aux antipodes d'un concept ou d'une idée à revendiquer, illustrer ou à exprimer. Un regard qui se transforme en un véritable sourire, qui nous fait un bien fou, tout simplement parce qu'il nous rend non seulement plus vivant mais nous pousse à avoir plus d'appétence encore pour la vie.

Les photographies d'Édouard Boubat ont cette particularité de nous émouvoir, nous attendrir, nous bouleverser, nous troubler, et ce très profondément, car elles touchent à l'essentiel, à cette lumière qui vit à l'intérieur de chacun d'entre nous, à ce « cœur riant » comme l'appelait Charles Bukowski.

Elles demeurent tels des « baisers volés » que ce voleur de temps (temps qu'il s'essoufflait à suivre) n'aura eu de cesse de célébrer et de vouloir capturer pour les offrir à notre regard. Baisers coups de foudre où rien ne s'interpose qui nous ouvrent les yeux sur le monde et sur la vie.

Pour Édouard Boubat, le photographe doit avant tout ressentir et faire ressentir au travers de ses 5 sens car il n'aura de cesse de « vivre par les pores de sa peau, par son cœur, par tout son corps. »

Ainsi, les photographies d'Édouard Boubat, poète sensible de l'image, sont d'authentiques expériences humaines prises sur le vif dont les mélodies intimes souvent douces et harmonieuses nous font vibrer et nous remplissent d'allégresse.

« A force de parcourir la planète et d'y semer ses cailloux, celle-ci a fini par se rendre compte qu'elle disposait là d'un témoin bienveillant, attentif à son harmonie plutôt qu'à ses désordres, à ses matins paisibles et non à ses grands soirs orageux. » (Alain Dister)

"Dans les terres les plus lointaines,

Boubat cherche et trouve des oasis,

c'est un correspondant de paix."

Jacques Prévert, 1971

 Sources autour d'Édouard Boubat

Site officiel d'Édouard Boubat : http://www.edouard-boubat.fr/

Page wikipedia d'Édouard Boubat : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Boubat

Dans la presse et sur le net :

Galerie Agathe Gaillard : Édouard Boubat : https://galerieagathegaillard.com/artiste/edouard-boubat/

Les rivages de l'art : Édouard Boubat par Suzanne Philippe : https://www.suzannephilippe.fr/edouard-boubat/

Marché de l'art : Boubat, le charme du réalisme sur LePoint.fr, le 10 février 2019 : https://www.lepoint.fr/art-de-vivre/marche-de-l-art-boubat-le-charme-du-realisme-10-02-2019-2292389_4.php

L'atelier du photographe Édouard Boubat dispersé à Drouot dans Le Quotidien de l'art, n°921 du 14 octobre 2015 : https://www.lequotidiendelart.com/articles/8066-l-atelier-du-photographe-édouard-boubat-dispersé-à-drouot.html

Édouard Boubat, l'art de s'effacer par Céline Manceron dans PhotoPassion.fr, le 1er août 2015 : https://www.photopassion.fr/edouard-boubat-lart-de-seffacer

Édouard Boubat, photographe du bonheur par Françoise Dargent dans Lefigaro.fr, le 16 janvier 2008 : http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/16/03004-20080116ARTFIG00341-edouard-boubat-photographe-du-bonheur.php

Édouard Boubat, l'irrésistible poète par Alain Dister dans Connaissance des arts, n°643 de novembre 2006. pp. 36-47

Des images qui agitent la culture par Natacha dans Beaux-arts, n°256 d'octobre 2006, pp. 116-123

En 1955, Édouard Boubat prend sa première photographie dans les jardins du Sénat, à Paris. Cinquante ans plus tard, cette photo est exposée sur les grilles du jardin, parmi 90 autres chefs-d'œuvre de l'histoire de la photographie.

Des photos et des mots pour la liberté de la presse par Caroline Carissoni dans Les Clés de l'actualité, n°506 du 14 novembre 2002. p. 11

Un album du photographe Édouard Boubat rend hommage aux journalistes emprisonnés dans le monde.

La photographie humaniste : des icônes abordables par Elise Le Bel dans Connaissance des arts, n°599 de novembre 2002. pp. 136-137

Doisneau, Boubat, Cartier-Bresson... Leurs images ont fait le tour du monde. Les photographes "humanistes" français appartiennent à la mémoire collective. Leurs œuvres sont pourtant peu exposées et peu vendues.

Des œuvres d'art accessibles :

Artnet :http://www.artnet.com/artists/edouard-boubat/

Artsy : https://www.artsy.net/show/degrees-clair-galerie-edouard-boubat

Distinctions photographiques, prix:

Le photographe Édouard Boubat (1923-1999) a reçu de nombreux prix et récompenses.

- En 1971, il obtient la médaille David Octavius Hill.

- En 1972, il reçoit une mention pour son livre Femmes à l'occasion du Prix du Livre des Rencontres d'Arles. Il y est de nouveau exposé en 1974 pour l'exposition Filleuls et parrains.

- En 1977, il reçoit le Grand prix du Livre des Rencontres d'Arles pour son ouvrage La Survivance.

- En 1984, il reçoit le Grand Prix national de la photographie à Paris pour l'ensemble de son œuvre.

- En 1988, il reçoit le Prix de la Fondation Hasselblad.

- En 1985, il est fait officier de l'ordre des arts et des Lettres puis commandeur des arts et des Lettres en 1997.

Édouard Boubat encouragea la création de la première galerie photographique à Paris, la Galerie Agathe Gaillard, par laquelle il fut ensuite représenté.

Recueils de photographies (sélection)

Terre d'images, numéro 25, vendredi 6 mai 1966, p. 1, dans le cadre du compte-rendu de Chambre Noire : Le paysan à l'œuf et p. 3, dans le Dictionnaire des photographes : La petite fille aux feuilles mortes

•Édouard Boubat, Miroirs autoportraits, De-noël, 1973

•Édouard Boubat, La Survivance, Mercure de France, 1976 (ISBN 2-71520-011-0)

•Édouard Boubat, Préférées, Paris, contrejour,1979 (ISBN 978-2859491024)

•Édouard Boubat, Préférées, Paris, Contrejour, 1980

•Édouard Boubat, Pauses, Paris, Contrejour, 1983

•Édouard Boubat, Lella, Paris, Contrejour, 1987

•Édouard Boubat, Photopoche, Paris, Éditions CNP, 1988

•Édouard Boubat, Les Boubats de Boubat, Paris, Belfond, 1989

•Édouard Boubat, Le Paris de Boubat, Paris Audiovisuel et Paris Musées, 1990

•Édouard Boubat, Vues de dos, Texte de Michel Tournier, Paris, Gallimard, 1981

•Édouard Boubat, Mes chers enfants, Paris, Phébus, 1991

•Édouard Boubat, Amoureux de Paris, Paris, ¨Presses de la Cité, 1993

•Édouard Boubat, Comme avec une femme, Paris, Presses de la Cité, 1994

•Édouard Boubat, Carnets d'Amérique, Paris, Édition Complexe, Paris, 1995

•Édouard Boubat, La vie est belle, Paris, Assouline, 1996

•Christian Bobin et Édouard Boubat, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Paris, Gallimard, 1996.

•Édouard Boubat, Méditerranée, Motta/Italie, 1998

•Édouard Boubat, La Bible de Boubat, Nantes, 1998

•Édouard Boubat, La Photographie : l'art et la technique du noir et de la couleur, Paris, Le Livre de poche, 2006, 224 pages

•Olivier Delhoume et Édouard Boubat, « Mes photos », interview réalisée en 1986, Photofan, no 9, 14 février 2006, p. 58-65

•Bernard Boubat et Geneviève Anhoury, Édouard Boubat, Éditions de la Martinière, 2004, 368 pages

Expositions :

Bibliothèque Nationale de France, 1973

Fondation Nationale de la Photographie, Lyon, 1979

Musée d'art moderne de la ville de Paris, 1980, à Lausanne (galerie Portfolio) et à Southavra, en Australie

Fay Gold Gallery d'Atlanta, États-Unis

Une aventure Poétique, exposition itinérante au Musée d'art moderne de Séoul, et au Japon, 1987

Vision Gallery de San Francisco, 1989

Musée Carnavalet, dans le cadre du Mois de la photo, Paris, 1990

Le Paris de Boubat, exposition itinérante à New York et Hambourg, 1992

Centre Georges-Pompidou, Paris 1995

Édouard Boubat d'Amérique, exposition de 45 tirages, Centre Américain de Francfort, mai-août 1997

Lella, Paris, Maison européenne de la photographie dans le cadre du mois de la Photo, 1998

Festival de photographie méditerranéenne Photomed, Sanary-sur-mer, 2015

Galerie Agathe Gaillard, exposition du 29 mars au 11 mai 2019, à Paris

Boubat en images

Édouard Boubat, the heart at eye level. By Laëtitia Bartholome

English Version

To evoke and delve into the work of Édouard Boubat is to confront a tenderly expressive and generous poetry, softly simple and sensitive, at once lunar and enchanted, magical and unreal. His iconic images, pure presences in the world, "water points in a desert" (Christian Bobin), are a reflection of a universe charged with an unfailing belief in humanity, essential and familiar. A child of Montmartre, a great figure and representative of humanist photography of the post-war period, photo reporter employed by the magazine "Realities" between 1951 and 1967, and then a freelance photographer for the Agency Rapho, Edouard Boubat left us in 1999, almost 75 years old, not without having traveled "the world from one end to the other, his old Leica in the musette." (Jean Dieuzaide)

Highlighting the things in life to better marvel

Édouard Boubat immortalized multiple realities, capturing unique and harmonious moments that often bathe in an incisive, sometimes overwhelming, sometimes diffuse or watered-down light.

"The photo," he will say, "is a moment of light, a moment when the characters were in front of us. I don't ask myself whether a photo is good or bad. What is important is that there is a "momentum." That I grab something from the shooting and then be seized by this thing. The most important thing in a photo is that it is eye-opening. Whether it is technically good or bad is not so important. It is not the camera that makes the photo, but the eye. »

Evolving and thus continuously traversing the paths of light, he meticulously constructs powerfully precise scenes, sources of a subtle and intelligent arrangement. Every detail, sound, noise, smell, color, hair strand, costume, décor, contributes to create a new visual grammar, unique to the photographer. "I cherish the beginnings; blue sky mornings in a foreign city; a new hunger. (Edouard Boubat)

So many minute moments, special moments, which are for him privileged flavors, testimonies of what life conceals simple, deep, serious or joyful. A reality that contains, if one is attentive, a multitude of mysteries to grasp and capture: the radiant and luminous charm of a banal and ordinary beauty.

Édouard Boubat is the singer of life, of the woman, of the child, of the tree. He watered down and poetized to the point of death itself, to the point of not denying or defying it, but of making her an accessit. It is life that matters and it is this life apprehended as a daily miracle that takes precedence over everything else.


"The eyes of Boubat are a treasure hidden in countries beyond the reach, lands that drank the blood of men and flourished in the spring, lands where people are killed in the name of honour, children carry weapons and mothers sit by the side of the road. , waiting for their son to return."(Tahar Ben Jelloun)

The photographer of the solitary and independent 'privileged moments'

Tireless and tireless traveler (Italy, Spain, Mexico, USA, Jordan, Lebanon, Brazil, Morocco, Yemen, Peru, Kenya, Vietnam, Sweden), Édouard Boubat confronts us with wisdom and humour with the modest and magical pleasures of everyday life. to which he remains constantly attentive and vigilant, he who was intimately convinced that "love, encounters and photos are offered only once" in a life.

"From this jagged world, he reveals surprising moments of fullness. You have to look at his images, but what is called looking, as one breathes deeply in front of the open window, their radiance is so beneficent that after, I hope, you will no longer see things, nor people, in the same way." (Robert Doisneau)

A delicate contemplative in love with sweetness and tenderness, he will constantly look at the world around him at man's height. A look sometimes in love, solar, serene, sometimes amused, but always benevolent and benevolent. A human look that brings us an undeniable warmth, a constant fullness. A look that allows us to breathe, to love, to feel, to feel, to live. A look at the antipodes of a concept or idea to be claimed, illustrated or expressed. A look that turns into a real smile, that makes us a crazy good, simply because it not only makes us more alive but pushes us to have even more appetite for life.

The photographs of Édouard Boubat have this particularity of moving us, softening us, upsetting us, disturbing us, and this very deeply, because they touch on the essential, this light that lives inside each of us, this "laughing heart" as Charles Bukowski called him.

They remain like "stolen kisses" that this time thief (time he ran out of breath to follow) will never cease to celebrate and want to capture to offer them to our eyes. Lightning strikes where nothing comes in that opens our eyes to the world and to life.

For Édouard Boubat, the photographer must first of all feel and make him feel through his 5 senses because he will never cease to "live through the pores of his skin, by his heart, by his whole body."

Thus, the photographs of Édouard Boubat, sensitive poet of the image, are authentic human experiences taken on the spot whose intimate melodies often sweet and harmonious make us vibrate and fill us with joy.

"By dint of traveling the planet and sowing her pebbles, she finally realized that she had a benevolent witness there, attentive to her harmony rather than to her disorders, to her peaceful mornings and not to her big stormy evenings." (Alain Dister)

"In the most distant lands,

Boubat looks for and finds oases,

he's a peace correspondent."

Jacques Prévert, 1971

Sources around Édouard Boubat

Site officiel d'Édouard Boubat : http://www.edouard-boubat.fr/

Page wikipedia d'Édouard Boubat : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Boubat

In the press and on the net


Galerie Agathe Gaillard : Édouard Boubat : https://galerieagathegaillard.com/artiste/edouard-boubat/

Les rivages de l'art : Édouard Boubat par Suzanne Philippe : https://www.suzannephilippe.fr/edouard-boubat/

Marché de l'art : Boubat, le charme du réalisme sur LePoint.fr, le 10 février 2019 : https://www.lepoint.fr/art-de-vivre/marche-de-l-art-boubat-le-charme-du-realisme-10-02-2019-2292389_4.php

L'atelier du photographe Édouard Boubat dispersé à Drouot dans Le Quotidien de l'art, n°921 du 14 octobre 2015 : https://www.lequotidiendelart.com/articles/8066-l-atelier-du-photographe-édouard-boubat-dispersé-à-drouot.html

Édouard Boubat, l'art de s'effacer par Céline Manceron dans PhotoPassion.fr, le 1er août 2015 : https://www.photopassion.fr/edouard-boubat-lart-de-seffacer

Édouard Boubat, photographe du bonheur par Françoise Dargent dans Lefigaro.fr, le 16 janvier 2008 : http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/16/03004-20080116ARTFIG00341-edouard-boubat-photographe-du-bonheur.php

Édouard Boubat, l'irrésistible poète par Alain Dister dans Connaissance des arts, n°643 de novembre 2006. pp. 36-47

Des images qui agitent la culture par Natacha dans Beaux-arts, n°256 d'octobre 2006, pp. 116-123

En 1955, Édouard Boubat prend sa première photographie dans les jardins du Sénat, à Paris. Cinquante ans plus tard, cette photo est exposée sur les grilles du jardin, parmi 90 autres chefs-d'œuvre de l'histoire de la photographie.

Des photos et des mots pour la liberté de la presse par Caroline Carissoni dans Les Clés de l'actualité, n°506 du 14 novembre 2002. p. 11

Un album du photographe Édouard Boubat rend hommage aux journalistes emprisonnés dans le monde.

La photographie humaniste : des icônes abordables par Elise Le Bel dans Connaissance des arts, n°599 de novembre 2002. pp. 136-137

Doisneau, Boubat, Cartier-Bresson... Leurs images ont fait le tour du monde. Les photographes "humanistes" français appartiennent à la mémoire collective. Leurs œuvres sont pourtant peu exposées et peu vendues.

Accessible works of art :

Artnet :http://www.artnet.com/artists/edouard-boubat/

Artsy : https://www.artsy.net/show/degrees-clair-galerie-edouard-boubat

Distinctions photographiques, prix:

Le photographe Édouard Boubat (1923-1999) a reçu de nombreux prix et récompenses.

- En 1971, il obtient la médaille David Octavius Hill.

- En 1972, il reçoit une mention pour son livre Femmes à l'occasion du Prix du Livre des Rencontres d'Arles. Il y est de nouveau exposé en 1974 pour l'exposition Filleuls et parrains.

- En 1977, il reçoit le Grand prix du Livre des Rencontres d'Arles pour son ouvrage La Survivance.

- En 1984, il reçoit le Grand Prix national de la photographie à Paris pour l'ensemble de son œuvre.

- En 1988, il reçoit le Prix de la Fondation Hasselblad.

- En 1985, il est fait officier de l'ordre des arts et des Lettres puis commandeur des arts et des Lettres en 1997.

Édouard Boubat encouragea la création de la première galerie photographique à Paris, la Galerie Agathe Gaillard, par laquelle il fut ensuite représenté.

Collections of photographs (selection)

Terre d'images, numéro 25, vendredi 6 mai 1966, p. 1, dans le cadre du compte-rendu de Chambre Noire : Le paysan à l'œuf et p. 3, dans le Dictionnaire des photographes : La petite fille aux feuilles mortes

•Édouard Boubat, Miroirs autoportraits, De-noël, 1973

•Édouard Boubat, La Survivance, Mercure de France, 1976 (ISBN 2-71520-011-0)

•Édouard Boubat, Préférées, Paris, contrejour,1979 (ISBN 978-2859491024)

•Édouard Boubat, Préférées, Paris, Contrejour, 1980

•Édouard Boubat, Pauses, Paris, Contrejour, 1983

•Édouard Boubat, Lella, Paris, Contrejour, 1987

•Édouard Boubat, Photopoche, Paris, Éditions CNP, 1988

•Édouard Boubat, Les Boubats de Boubat, Paris, Belfond, 1989

•Édouard Boubat, Le Paris de Boubat, Paris Audiovisuel et Paris Musées, 1990

•Édouard Boubat, Vues de dos, Texte de Michel Tournier, Paris, Gallimard, 1981

•Édouard Boubat, Mes chers enfants, Paris, Phébus, 1991

•Édouard Boubat, Amoureux de Paris, Paris, ¨Presses de la Cité, 1993

•Édouard Boubat, Comme avec une femme, Paris, Presses de la Cité, 1994

•Édouard Boubat, Carnets d'Amérique, Paris, Édition Complexe, Paris, 1995

•Édouard Boubat, La vie est belle, Paris, Assouline, 1996

•Christian Bobin et Édouard Boubat, Donne-moi quelque chose qui ne meure pas, Paris, Gallimard, 1996.

•Édouard Boubat, Méditerranée, Motta/Italie, 1998

•Édouard Boubat, La Bible de Boubat, Nantes, 1998

•Édouard Boubat, La Photographie : l'art et la technique du noir et de la couleur, Paris, Le Livre de poche, 2006, 224 pages

•Olivier Delhoume et Édouard Boubat, « Mes photos », interview réalisée en 1986, Photofan, no 9, 14 février 2006, p. 58-65

•Bernard Boubat et Geneviève Anhoury, Édouard Boubat, Éditions de la Martinière, 2004, 368 pages

Expositions :

Bibliothèque Nationale de France, 1973

Fondation Nationale de la Photographie, Lyon, 1979

Musée d'art moderne de la ville de Paris, 1980, à Lausanne (galerie Portfolio) et à Southavra, en Australie

Fay Gold Gallery d'Atlanta, États-Unis

Une aventure Poétique, exposition itinérante au Musée d'art moderne de Séoul, et au Japon, 1987

Vision Gallery de San Francisco, 1989

Musée Carnavalet, dans le cadre du Mois de la photo, Paris, 1990

Le Paris de Boubat, exposition itinérante à New York et Hambourg, 1992

Centre Georges-Pompidou, Paris 1995

Édouard Boubat d'Amérique, exposition de 45 tirages, Centre Américain de Francfort, mai-août 1997

Lella, Paris, Maison européenne de la photographie dans le cadre du mois de la Photo, 1998

Festival de photographie méditerranéenne Photomed, Sanary-sur-mer, 2015

Galerie Agathe Gaillard, exposition du 29 mars au 11 mai 2019, à Paris

Boubat in pictures

"Leggere" - Steve Mccurry, di Caterina Giovanardi
Ouka Leele. Visual Artist, Painter and Photographe...

Related Posts

 

Comments

No comments made yet. Be the first to submit a comment
Already Registered? Login Here
Guest
Friday, 23 October 2020
If you'd like to register, please fill in the username, password and name fields.