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Mario Giacomelli ou comment saisir la vérité qui échappe

Par Laëtitia Bartholome-The 3Nines Arts 

Mario Giacomelli

Visage emblématique et figure incontournable de la photographie mondiale, l'italien Mario Giacomelli , né en 1925 et mort en 2000, était un vrai terrien. Pétri d'humanité et de générosité bourrue, il s'abreuvait et se ressourçait à des racines organiques viscéralement profondes. Il nous a légué un corpus iconique, véritable œuvre d'art composée de poèmes visuels qui constituent un « Tout indivisible » (Katiuscia Biondi Giacomelli). De purs joyaux intemporels, témoignages d'une quête et d'un cheminement existentiels, qui transfigurent le réel et métamorphosent la réalité. « Mario Giacomelli voulait, non pas créer une relation entre poésie et photographie, mais ouvrir le passage secret qui, il en était certain, mène de l'un à l'autre. » (Anne Biroleau)


Vers l'invisible, l'indiscernable, et bien au-delà

«Je ne voudrais pas répéter les choses visibles, mais les rendre visibles, intériorisées, je désirerais pouvoir glisser sous la peau des choses, pouvoir montrer l'énergie qui passe entre mon âme et les choses qui sont autour de moi. » (Mario Giacomelli).
Poète, peintre, sculpteur, imprimeur, Mario Giacomelli, artisan rustique, fabricant fécond, est un artiste à la technique irréprochable, créateur d'un langage narratif, inédit et reconnaissable, qui traduit toutes les palettes des émotions et sentiments de la condition humaine et de tout ce qui l'entoure. Il en est intimement convaincu, pour lui : « photographier, c'est écrire : le paysage est plein de signes, de symboles, de blessures, de choses cachées. »
Mario Giacomelli est un chantre de l'amour, un dramaturge du temps qui passe, irréversible, et de ses dégradations, inexorables, un héraut de la ruralité et de la civilisation paysanne.
Or, « tout en cherchant à mettre en évidence les traces de l'homme et de son travail, il élimine les détails et réduit les nuances de gris de ses images pour mieux en faire ressortir les lignes et les masses, le tout se conjuguant en de véritables compositions picturales. » (Jean-Marc Lacabe)
Son style, mélange d'onirisme et d'expressivité, émeut et bouleverse. Ses séries demeurent des fenêtres ouvertes sur des mondes, entre réel et imaginaire, entre lumière et mouvement. Des mondes incarnés, désincarnés, protéiformes, qui se font parfois lignes de fuites, d'ombres et d'horizons.
Des images qui « associent dans une esthétique de la déformation et de l'anamorphose les formes humaines et naturelles. » (Sylvie Lisiedecki) Des images qui parlent au coeur tout en interrogeant nos sens, la photographie se faisant « le témoin de notre passage sur cette terre, comme un carnet de notes. » (Mario Giacomelli) 

Un temps suspendu, en noir et blanc, qui confine à l'abstraction

Des images empreintes de pureté, de grâce, de simplicité, d'humilité et d'aridité, gorgées de poésie pure et d'un style dépouillé, saisissant d'une vérité qui finit immanquablement par nous échapper.
Notre regard, inspiré et comme aspiré, se voit porté par un noir et blanc tout en dichotomie. Dès lors, il respire, pénètre et voyage. Car c'est véritablement au creux d'un noir et blanc flamboyant et maîtrisé que se niche une intensité touchante et émouvante qui ébranle. Une vision pure, réduite à l'essentiel où « le blanc, c'est le néant, et le noir ce sont les cicatrices. » (Mario Giacomelli)
Une œuvre créative qui manifeste l'épure des formes, ombres qui finissent par se dissoudre, comme évidées : « Mario Giacomelli découpe la vie en métaphysicien du noir et blanc» (Françoise Jaunin), son Kobell Press magnifiant et épousant parfaitement une lumière décisive. Ainsi, « pour échapper à la finitude du réalisme, et exprimer l'infini de l'énergie créatrice, Giacomelli utilise principalement la lumière, portée à l'excès de contraste. » (Katiuscia Biondi Giacomelli)
Une lumière et des noirs et blancs, matériaux tragiques, violents et signifiants, qui se feront abstractions lyriques, projections de l'univers intime d'un photographe qui se revendiquait avant tout comme un poète. Un poète qui, par l'entremise du médium photographique, qui n'était pour lui qu'un moyen d'expression parmi d'autres, est parvenu à reconstruire ses rêves, créant « un théâtre d'ombres et de lumière, peuplé de formes vides », au sein duquel les noirs restent « profonds » alors que les blancs y demeurent « brûlés » (Claire Guillot)


« Je crois à l'abstraction dans la mesure où elle me permet de m'approcher un peu plus du réel. » (M. Giacomelli)

Mario Giacomelli, c'est avant tout et surtout, une voix qui résonne et magnifie, unique, à part, identifiable. Une voix révélatrice de vibrations et porteuse de respirations presque imperceptibles et insaisissables. « L'art de Mario Giacomelli est transfiguration de part en part, équivalence miraculeuse entre langage et image et, en fin de compte, démonstration de ce qu'est la nature profonde de toute quête artistique : faire affleurer à la surface du visible tout un univers mental. » (Anne Biroleau)

Sources autour de Mario Giacomelli

Site officiel : http://www.mariogiacomelli.it/

Page Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Giacomelli


Dans la presse et sur le net : 

Les noirceurs photographiquesde Mario Giacomelli par Luc Desbenoit, le 1er février 2018 : https://www.telerama.fr/scenes/empreintes-italiennes,140266.php

De Lola Álvarez Bravo à Walker Evans : les immanquables de Photo Saint-Germain de Sabrina Silamo, le 1er février 2018 : https://www.telerama.fr/sortir/de-lola-alvarez-bravo-a-walker-evans-les-immanquables-de-photo-saint-germain,134107.php

Mario Giacomelli et ses "Empreintes italiennes" à l'Orangerie de Sens par Véronique Dalmaz, le 6 décembre 2016 : https://culturebox.francetvinfo.fr/arts/photo/mario-giacomelli-et-ses-empreintes-italiennes-a-l-orangerie-de-sens-234525

Mario Giacomelli, Je ne fais le photographe, je ne sais pas le faire par Bernieshoot, le 25 mars 2016 : http://www.bernieshoot.fr/2016/03/mario-giacomelli-photographie-exposition-toulouse.html

Beaux-Arts, 2016 : https://docs.wixstatic.com/ugd/a597c1_584cede9dc3642a2b0c22bd80f5223db.pdf

La galerie Polka représente Mario Giacomelli depuis 2016 : http://www.polkagalerie.com/fr/mario-giacomelli-travaux.htm

Des signes voulus et donc faux (Mario Giacomelli) par Lunettes rouges, le 8 janvier 2013 : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2013/01/08/des-signes-voulus-et-donc-faux-mario-giacomelli/

Connaissance des arts, novembre 2011 : https://docs.wixstatic.com/ugd/a597c1_9d770547de724cd385396c7dbd67c375.pdf

Mario Giacomelli, le réel et au-delà par Sylvie Lisiecki : http://chroniques.bnf.fr/archives/decembre2004/numero_courant/expositions/giacomelli.htm


Des œuvres d'art accessibles :

Artsy : https://www.artsy.net/artist/mario-giacomelli

Artnet : http://www.artnet.fr/artistes/mario-giacomelli/

Artprice : https://fr.artprice.com/artiste/11224/mario-giacomelli

Invaluable : https://www.invaluable.com/artist/giacomelli-mario-010uru6zzw/sold-at-auction-prices/

Mutualart : https://www.mutualart.com/Artist/Mario-Giacomelli/3F7BBF6588970730

Distinction photographique :

1995
Prix culturel de la Société allemande de photographie


Expositions (sélection) :

2016
Mario Giacomelli Empreintes italiennes, Orangerie des musées de Sens, France

2008
Tokyo Metropolitan Museum of Photography, Japon

2005
Mario Giacomelli, Métamorphoses, Bibliothèque Nationale, Paris, France

2001
Mario Giacomelli, Palazzo delle Esposizioni, Rome, Italie

1995
Museum Ludwig, Cologne, Allemagne

1990
Musée de L'Elysée, Lausanne, Suisse

1988
Museum of Fine Art, Houston, Texas, Etats-Unis

1985
Galerie Municipale du Château d'eau, Toulouse, France

Depuis 1984
Exposition permanente, Musée Pouchkine, Moscou, Russie

De 1983 à 1985
Mario Giacomelli : a Retrospective 1955-1983, Exposition itinérante en Grande- Bretagne et en Irlande

1975
Victoria & Albert Museum, Londres, Grande-Breatgne

1964
Museum of Modern Art, New-York, Etats-Unis


Bibliographie non exhaustive :

1985
Mario Giacomelli, introduction par Alistair Crawfor, coll. « Photo Poche », no 19, France
Mario Giacomelli - texte Jean Dieuzaide - Château d'eau de Toulouse - 92° monographie, Toulouse

1992
Mario Giacomelli, texte de Ennery Tarramelli, Contrejour

2006
L'aventure de la Photo contemporaine de Louis Mesplé, Éditions du Chêne_Hachette Livre

2009
Nouvelles frontières, le paysage dans la photographie contemporaine, textes de François Cheval, Sylvain Besson, Suzanne Carrel-Lantelme, Nelly Déprés, photographies de Claire Chevrier, Lewis Baltz, Bertrand Meunier, Mario Giacomelli, Musée départemental du Bugey-Valromey, Musée Nicéphore-Niépce, Libel

2010
Mario Giacomelli. Le Noir attend le blanc, textes de Christian Caujolle, Alistair Crawford, Goffredo Fofi, Simone Giacomelli, Alessandra Mauro, Paolo Morello, Fernandino Scianna et Roberta Valtora, traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli et Daniel de Bruycker, Actes Sud

2016
Mario Giacomelli. Je ne suis pas photographe, je ne sais pas le faire, textes de Mario Giacomelli et Katiuscia Biondi,Contrejour

Mario Giacomelli or how to grasp the truth that escapes

By Laëtitia Bartholome-The 3Nines Arts 
Mario Giacomelli

Iconic face and key figure in world photography, the Italian Mario Giacomelli, born in 1925 and died in 2000, was a true earthling.Fulfilled of humanity and generosity, he drank and ressourçait from viscerally deep organic roots. He has left us an iconic corpus, true art work composed of visual poems that constitutes an "Whole indivisible" (Katiuscia Biondi Giacomelli). Pure timeless jewels, testimonies of a quest and an existential journey, which transfigure reality and transform reality. "Mario Giacomelli wanted, not create a relationship between poetry and photography, but open the secret passage that, he was sure, leads from one to the other. "(Anne Biroleau)


Way to the invisible, indiscernible, and beyond it

"I would not repeat the visible things, but make them visible, internalized, I would like to slide under the skin of things, to show the energy that passes between my soul and the things that are around me. "(Mario Giacomelli).
Poet, painter, sculptor, printer, Mario Giacomelli, rustic artisan, prolific manufacturer, is an artist of impeccable technique, creator of a narrative language, unique and recognizable, which reflects all the palettes of emotions and feelings of the human condition everything that surrounds it. He firmly believes, for him "to photograph is written: the landscape is full of signs, symbols, injury, hidden things. "
Mario Giacomelli is a singer of love, playwright of passing time, irreversible, and its degradation, inexorable, a herald of rural and peasant civilization.
But "while seeking to highlight the footsteps of the man and his work, he eliminates the details and reduces its grayscale images to better bring out the lines and masses, all in all combined true pictorial compositions. "(Jean-Marc Lacabe)
His style, a mixture of fantasy and expressiveness, thrills and upsets. His series remain open windows on worlds, between real and imaginary, between light and movement. ingrown worlds, disembodied, protean, which are sometimes creepage, shadows and backgrounds.
Images that "combine in an aesthetic of distortion and anamorphic human and natural forms. "(Sylvie Lisiedecki) Images that speak to the heart while questioning our senses, photography becoming" the witness of our time on this earth as a notebook. "(Mario Giacomelli)

A suspended time, black and white, wich confines to the abstraction

Pictures printed of purity, grace, simplicity, humility and aridity, sips of pure poetry and a spare style, striking a truth that invariably ends up escape.
Our look, inspired and like aspirated it's carried by a black and white whole dichotomy. Therefore, it breathes, penetrates and travel. For it is truly in the hollow of a flamboyant black and white and mastering it that nestles a touching and emotional intensity shaking. A pure, reduced to the essential vision where "the white is the nothingness, and black are the scars. "(Mario Giacomelli)
A creative work that manifest the blueprint shapes, shadows that eventually dissolve, as cored: "Mario Giacomelli cutout life in a metaphysician black and white" (Françoise Jaunin), his Kobell Press magnifying and perfectly matching a decisive light. Thus, "to escape the finiteness of realism, and express the infinity of creative energy Giacomelli mainly uses light, carried to excess contrast. "(Katiuscia Biondi Giacomelli)
A light and black and whites, tragic, violent materials and meaningful, which will lyrical abstractions, projections of the inner world of a photographer who claimed primarily as a poet. A poet who, through the medium of photography, which was for him a way of expression among others, managed to rebuild his dreams, creating "a theater of shadows and light, filled with empty forms, "in which blacks are" deep "while whites will remain" burned "(Claire Guillot)


"I believe in abstraction while it allows me to approach a little to reality. "(Mr. Giacomelli)

Mario Giacomelli, is first of all and foremost, a voice that resonates and magnifies, unique, separate, identifiable. A revealing voice vibrations and carrier almost imperceptible and elusive breaths. "The art of Mario Giacomelli's transfiguration through, miraculous equivalence between language and image and, ultimately, demonstration of what the essential nature of all artistic quest to flush with the surface of the visible whole mental universe. "(Anne Biroleau)

Sources around Mario Giacomelli

Official website : http://www.mariogiacomelli.it/

Wikipedia page : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Giacomelli

In the press and on the web: 

The blackness photographiques de Mario Giacomelli Luc Desbenoit, 1st February 2018: https://www.telerama.fr/scenes/empreintes-italiennes,140266.php

From Lola Alvarez to Bravo Walker Evans: the inevitables from Photo Saint-Germain Sabrina Silamo, 1st February 2018: https://www.telerama.fr/sortir/de-lola-alvarez-bravo-a-walker-evans-les-immanquables-de-photo-saint-germain,134107.php

Mario Giacomelli and his "Italian Footprints" in l'Orangerie de Sens by Véronique Dalmaz, December 6, 2016: https://culturebox.francetvinfo.fr/arts/photo/mario-giacomelli-et-ses-empreintes-italiennes-al-orangerie-de-sens-234525

Mario Giacomelli, I am not a photographer, I do not know how to Bernieshoot by March 25, 2016: http://www.bernieshoot.fr/2016/03/mario-giacomelli-photographie-exposition-toulouse.html

Beaux-Arts, 2016: https://docs.wixstatic.com/ugd/a597c1_584cede9dc3642a2b0c22bd80f5223db.pdf

The Polka Gallery shows Mario Giacomelli since 2016 : http://www.polkagalerie.com/fr/mario-giacomelli-travaux.htm

Intended and therefore false signs (Mario Giacomelli) by red glasses, January 8, 2013: http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2013/01/08/des-signes-voulus-et-donc-faux-mario-giacomelli/

Connaissance des arts, November 2011: https://docs.wixstatic.com/ugd/a597c1_9d770547de724cd385396c7dbd67c375.pdf

Mario Giacomelli, the real and beyond Sylvie Lisiecki: http://chroniques.bnf.fr/archives/decembre2004/numero_courant/expositions/giacomelli.htm


Works art accessible :

artsy : https://www.artsy.net/artist/mario-giacomelli

artnet : http://www.artnet.fr/artistes/mario-giacomelli/

Artprice : https://fr.artprice.com/artiste/11224/mario-giacomelli

Invaluable : https://www.invaluable.com/artist/giacomelli-mario-010uru6zzw/sold-at-auction-prices/

MutualArt : https://www.mutualart.com/Artist/Mario-Giacomelli/3F7BBF6588970730

Photographic distinction :

1995
Culture Award of the German Society of Photography

Trade shows (selection) :

2016
Mario Giacomelli Italian Footprints, Orangerie des musées de Sens, France

2008
Tokyo Metropolitan Museum of Photography, Japan

2005
Mario Giacomelli, Metamorphoses, National Library, Paris, France

2001
Mario GiacomelliPalazzo delle Esposizioni, Rome, Italy

1995
Museum Ludwig, Cologne, Germany

1990
The Elysée Museum, Lausanne, Switzerland

1988
Museum of Fine Art, Houston, Texas, USA

1985
Municipal Gallery of the Château d'eau, Toulouse, France

Since 1984
Permanent exhibition Pushkin Museum, Moscow, Russia

From 1983 to 1985
Mario Giacomelli: a Retrospective 1955-1983, Traveling exhibition in Britain and Ireland

1975
Victoria & Albert Museum, London, Great Breatgne

1964
Museum of Modern Art, New York, USA


Bibliography not exhaustive :

1985
Mario Giacomelli, Introduction by Alistair Crawfor, coll. "Photo Poche", No. 19, France
Mario Giacomelli - Jean Dieuzaide - Toulouse, Château d'eau- 92 monograph, Toulouse

1992
Mario Giacomelli, Ennery Tarramelli text , Contrejour

2006
The adventure of contemporary Photo of Louis Mesplé, Chêne_Hachette the Book Publishing

2009
Nouvelles frontières, le paysage dans la photographie contemporaine, Texts by François Cheval, Sylvain Besson, Suzanne Carrel-Lantelme, Nelly DEPRES, photographs Claire Chevrier, Lewis Baltz, Bertrand MeunierMario Giacomelli Prefectural Museum of Bugey-Valromey Nicephore-Niepce Museum, Libel

2010
Mario Giacomelli. The Black is waiting for the white, Texts Christian CaujolleAlistair Crawford Goffredo FofiSimone Giacomelli, Alessandra Mauro, Paolo Morello, Ferdinando Scianna and Roberta Valtora, translated from the Italian by Marguerite Pozzoli and Daniel de Bruycker, Actes Sud

2016
Mario Giacomelli. I am not a photographer, I do not know how to ,Texts by Mario Giacomelli and Katiuscia Biondibacklight

Chema Madoz, Fotógrafo y Artista Visual
Vivian Maier. Street Photographer

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