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Bernard Plossu, entre journal intime et carnet extime

Par Laëtitia Bartholome-The 3Nines Arts 

Aventurier infatigable, insatiable nomade, Bernard Plossu est un photographe en perpétuel mouvement. Et même si, aujourd'hui, ses horizons sont plutôt immobiles, quand il voyage, il le fait toujours avec talent et humanisme. Il navigue, constamment ouvert à la découverte de l'autre. C'est son œil de poète et de funambule arpenteur qui, depuis plus de 60 ans, parcourt et sillonne le monde, chacune de ses photos arrêtant le mouvement du temps pour en tisser des instants suspendus. « Il ne s'agit pas pour autant d'évoquer l'ironie d'un instant, mais de préserver une lourdeur émotive. Un écho plutôt qu'un moment. » (Bernard Plossu)

Un artiste « surbanaliste » en partance et en éveil constant


Bernard Plossu nourrit notre imaginaire et nous incite à la contemplation au travers d'images remplies d'émotions, de sentiments, entre affection tendre et douce complicité. Sans emphase, sans ostentation, sans maniérisme, avec simplicité. Il révèle une profondeur immanente au quotidien, à l'insignifiant, au trivial, à la banalité dont il parvient à capter, saisir et fixer l'essence, l'essentiel et l'intensité. « Pour restituer ainsi tous ces moments apparemment sans importance, ces petits bruits de la vie, Bernard Plossu se veut toujours en éveil, disponible aux éléments simples et évidents qui croisent sa vie. Aux aguets des perceptions, à l'affût de routes, de visages, d'espaces, comme un martin-pêcheur il attend l'instant, pas pour l'anecdote ou le sensationnel, mais pour ce moment unique et fragile, où une respiration du monde a pu être captée et sans doute reproduite, offerte à d'autres. » (Gil Pressnitzer)
Avec discrétion et sobriété, il propose à notre regard et nous offre des échappées belles qui jouent sur les sensations et sont teintées de bougé, de fragilité, de fugacité, de naturel, de fraternel, de transitoire, d'indéfini, de vastitude, au goût de portraits, familiaux, amicaux ou intimistes et d'espaces toujours ouverts.
« Le photographe passe son temps à observer l'évidence. » ne cesse-t-il de répéter. « En photographie, on ne capture pas le temps, on l'évoque. Il coule, comme le sable fin, sans fin. » Ce sont véritablement les émotions qui l'animent et qui prennent vie qu'il souhaite nous transmettre. « Je ne photographiais pas quelque chose de précis, plutôt des ambiances qui relèvent du non-temps, ce que j'ai appelé aussi « des instants sans importance mais qui ont tellement d'importance  ». (Bernard Plossu)
Ainsi, il aime brouiller les formes et les contours tout en suggérant de vraies dynamiques et en cherchant à rendre compte de la sensualité de la matière, son Nikkormat, équipé d'un 50 mm, « cet objectif de la redoutable intelligence et de l'acuité visuelle », pour ne pas altérer les perspectives, toujours rivé à son cou.


Poésie et cinéma comme vecteurs d'inspiration


Cinéphile et poète, Bernard Plossu, par ses mots, ses films et ses images, jette l'ancre et l'encre au milieu des hommes. Il « fixe sur pellicule le monde qui l'entoure avec une sensibilité de poète. » (Bernard Géniès), lui qui a appris l'image au travers du cinéma, via la Nouvelle Vague qui reste pour lui une matrice, formant son regard en visionnant les films des années 50 et 60. Il rejoint la conception d'Agnès Varda qui estime « qu'entre la photographie et le cinéma, entre ces deux champs de vision, il y a une barrière que je laisse ouverte. » Pour Didier Morin Bernard Plossu est « un cinéaste de l'instant qui conçoit la photographie comme un lent travelling en suspens dans un bain de lumière. »
Par ailleurs, s'il photographie comme on filme, il habille aussi ses images de poésie, une poésie intime, énergique, expressive, sensuelle, indicible et habitée. « Être photographe, pour moi, c'est une manière d'écrire… Je suis un auteur-photographe. » (Bernard Plossu) Car même si « en apparence, mes images sont poétiques et pas engagées, pratiquer la poésie n'est-ce pas aussi résister à la bêtise ? La poésie est une forme de lutte souterraine qui contribue à changer les choses, à améliorer la condition humaine, la culture, l'environnement. » (Bernard Plossu)
Projections de son ressenti, à l'écoute du monde, des êtres, des lieux, des choses, des atmosphères, ses images sont avant tout de fervents hommages simples, sensibles, attentifs et pudiques que le photographe rend et qui restent, à nos yeux, profondément marquants. « Bernard Plossu fait des images qui nous parlent d'émotion partagée. » (Serge Tisseron) Il crée des résonances intérieures chez l'autre et contribue à extérioriser son intime au point d'y rattacher le plus grand nombre. Dès lors, il confère à ses images une valeur et une portée universelle dans le ressenti comme dans l'émotion suscitée.

Cinéaste intimiste, poète lumineux, photographe sensoriel, Bernard Plossu est un artiste en phase avec les vibrations et les pulsations du monde. « Militant du sensible, de l'intime, du proche (désir de l'autre) et du lointain (envie d'espaces), refusant l'anecdote du reportage ou la pose contemplative, il saisit le monde avec et dans son corps. Infatigable voyageur, aventurier de sa propre vie, Plossu fabrique son monde et l'habille de ses désirs. Il photographie comme on filme, le « making of » de sa propre existence. » (Didier Morin)


Bernard Plossu, c'est surtout et peut-être même avant tout, une certaine forme de délicatesse.

Bernard Plossu Gallery:

Sources autour de Bernard Plossu


Page wikipedia de Bernard Plossu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Plossu

Bernard Plossu sur le site Documents d'artistes : http://www.documentsdartistes.org/artistes/plossu/repro.html  

Galerie Camera Obscura : https://www.galeriecameraobscura.fr/artistes/plossu/artist_main_index.html


Dans la presse et sur le net :

Un dernier verre avec Bernard Plossu par Isabelle Bondel dans Le figaro.fr, le 5 novembre 2018 : http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2018/11/05/30004-20181105ARTFIG00018-un-dernier-verre-avec-bernard-plossu.php

Il n'y a pas de bon photographe qui ne soit un danseur. Entretien avec Bernard Plossu par Lucien Giraudo dans Europe, n°1065-1066 du 1er janvier 2018. pp. 316-321
Bernard Plossu a signalé à plusieurs reprises l'importance que revêtait la littérature au sein de son univers photographique. Dans cet entretien il évoque plus particulièrement son amitié avec l'écrivain Michel Butor et les travaux qu'il a réalisés avec lui.

Bernard Plossu, photographe beatnik par Luc Desbenoit dans Télérama du 1er février 2018.

Plein Sud, avec Plossu par Myriam Boutoulle dans Connaissance des arts, n°760 de juin 2017. pp. 78-81.
"Avant de partir. je rêve sur les cartes", dit le photographe nomade Bernard Plossu. L'Hôtel des Arts de Toulon expose ses images "métaphysiques" de la Méditerranée. Un monde de lumière, fruit de quarante ans de réflexion.

Photographie : toutes les vies de Bernard Plossu par Bernard Géniès dans L'Obs, n°2742 du 25 mai 2017. pp. 87-88.
Il a été hippie, a connu Allen Ginsberg et Joan Baez et, depuis ses 15 ans, fixe sur pellicule le monde qui l'entoure avec une sensibilité de poète. Rencontre.

Au-delà des frontières par Jean-Claude Renard dans Politis, n°1445 de mars 2017. p. 29.
La Galerie du jour, à Paris, expose les travaux de Mark Cohen et de Bernard Plossu, tournés vers le sud des Etats-Unis et le Mexique. Deux regards croisés qui se font écho.

Rencontres d'Arles : l'Ouest américain en VF de Bernard Plossu. Avec l'exposition « Western Colors », le photographe tient le mythe à distance par Claire Guillot dans Le Monde.fr du 17 août 2016 : https://www.lemonde.fr/arts/article/2016/08/17/l-ouest-americain-en-version-francaise-de-bernard-plossu_4983711_1655012.html?xtmc=plossu&xtcr=2

Les Jardins de Monet sans clichés par Axelle Corty dans Connaissance des arts, n°739 de juillet 2015. pp. 52-55.
Elger Esser, Darren Almond, Stephen Shore, Bernard Plossu et Henri Foucault : cinq photographes contemporains exposent à Giverny leur point de vue sur les célèbres jardins de Claude Monet.
L'Italie « fressonnante » de Bernard Plossu par Armelle Canitrot dans La Croix du 27 mars 2015.

L'Italie rêvée de Bernard Plossu par Sophie de Santis dans Le Figaro.fr du 18 février 2015 : http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2015/02/18/03015-20150218ARTFIG00028-l-italie-revee-de-bernard-plossu.php

Le Jardin secret de Bernard Plossu par Christine Coste dans Le Journal des Arts, n°396 de septembre 2013. p. 19.
Le Pavillon populaire de Montpellier lève le voile sur l'oeuvre inhabituellement haute en couleur de Bernard Plossu en réunissant 240 photos inédites depuis 1956.

Vers un Mexique mystérieux par Jeanne Fouchet-Nahas dans Connaissance des arts, n°702 de mars 2012. pp. 84-87
Le Mexique est une terre féconde pour les photographes voyageurs. Paul Strand et Cartier-Bresson en sont revenus avec des joyaux dans les années 1932 à 1934, à voir à la Fondation HCB à Paris, tandis que Bernard Plossu révèle ses images d'atmosphère au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon.

Bernard Plossu : un hippie sur la route par Luc Desbenoit dans Télérama, n°3237 du 25 janvier 2012. pp. 24-25.
Depuis les sixties, il capte au 50 mm les émotions des choses simples. Portrait d'un prince du noir et blanc.

Bernard Plossu par Anne-Lise Broyer dans Photos nouvelles, n°69 de mai 2011. pp. 30-35.
Numéro spécial consacré à l'Imagerie de Lannion.
Bernard Plossu par Martine Ravache dans Le Monde du 20 avril 2010.

Bernard Plossu : « J'ai longtemps eu besoin d'aller là où il n'y a plus de voies de communication... » par Martine Ravache dans Ulysse, n°121 de janvier 2008. p. 32-34.
Bernard Plossu, couronné par le Grand Prix national de la photographie en 1988, a sillonné la planète, du Sahara au Mexique, de l'Inde aux Etats-Unis.

Bernard Plossu, la photographie en liberté dans Le Monde.fr du 23 février 2007 : https://www.lemonde.fr/culture/article/2007/02/23/bernard-plossu-la-photo-en-liberte_875593_3246.html?xtmc=plossu&xtcr=29

Instants décisifs par Manou Farine dans L'Oeil, n°588 de février 2007. pp. 74-79.
Bernard Plossu débute sa carrière de photographe au Mexique, en 1965. Un an plus tard, il s'installe en Californie. C'est le début d'une relation intime avec la culture américaine dont il va s'attacher à traduire la poétique du banal.


Filmographie :

1986 : Le Procédé Fresson, de Jean Réal, avec Bernard Plossu, Frank Horvat, John Batho, Bernard Faucon…
1998 : Sur la voie, de Hedi Tahar, avec Bernard Plossu
2009 : Le Voyage mexicain, 1965-1966, de Bernard Plossu
2009 : Un autre voyage mexicain, de Didier Morin

Des œuvres d'art accessibles :

Artsper: https://www.artsper.com/fr/artistes-contemporains/france/1578/bernard-plossu

Artsy : https://www.artsy.net/artist/bernard-plossu

Invaluable : https://www.invaluable.com/artist/plossu-bernard-lkivtqohni


Distinctions photographiques, prix:

2013 : Prix Foto-Espana 2013

2010 : Premio international award of photography du CRAF et de l'Unione Industriali della Provincia di Pordenone, Italie

1999 : Nomination de Bernard Plossu"Ambassadeur de la Culture à Bruxelles"

1997 : Honorary diploma - Voula Papaioannou, Month of Photography d'Athenes, The Hellenic Center for Photography, Grèce

1988 : Grand prix national de la photographie

1977 : Prix Kodak de la critique photographique (2e Prix)

Bibliographie non exhaustive :

Le Pays de la Poésie, 1999, Centre portugais de photographies, Porto, Portugal
Voyages vers l'Italie, 2004, Musée Gassendi, Images en manœuvres éditions, Marseille, 2005
Au Nord, Centre régional de la photographie du Nord Pas-de-Calais, Douchy-les-Mines, 2006
Rétrospective 1963-2006, par Gilles Mora, Éditions des deux terres, Paris, 2006
So Long. Vivre l'Ouest américain 1970/1985, Éditions Yellow Now, 2007
Plossu / La Frontera, Éditions Yellow Now, 2007
Versant d'Est. Le Jura en regard, textes par Emmanuel Guigon, Cédric Lesec et Yves Ravey, Éditions du Sekoya, Besançon, 2009
Françoise Nunez + Bernard Plossu = Ensemble, Éditions Libel, Lyon, 2010
Far Out! Les années hip : Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa, Médiapop éditions, Mulhouse, 2011
Marc Donnadieu, Couleurs Plossu : séquences photographiques 1956-2013, Hazan, 2013
Maroc 1975, (photos Bernard Plossu, texte Abdellah Karroum), Éditions Hors'champs, 2014
Western Colors, Editions Textuel, Préface de Max Evans & Francis Hodgson, Paris, 2016 
Expositions :

2010 
"En passant...", Fabrique du Pont d'Aleyrac à Saint-Pierreville dans l'Ardèche
Fonds régional d'art contemporain Haute-Normandie, Sotteville-lès-Rouen, dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste 2010
Galerie Le Réverbère, Lyon
2012 
Bernard Plossu : les voyages mexicains, Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon
L'Odeur du buis, Abbaye de Jumièges, en Seine-Maritime
La Montagne blanche, Musée Granet d'Aix-en-Provence
2013 
Couleurs Plossu, au Pavillon populaire à Montpellier
Autoportraits - 1963-2012, du 16 octobre 2013 au 30 novembre 2013, Galerie Visconti, 19 rue Visconti, 75006 Paris
Bernard Plossu : le voyage mexicain, du 19 octobre 2013 au 5 janvier 2014 au Musée d'art moderne André-Malraux du Havre
2014 
Festival de photographie méditerranéenne Photomed 7ème édition, Sanary-sur-Mer

2015 
L'Italie de Bernard Plossu, Maison européenne de la photographie, Paris
Bernard Plossu. Le Havre en noir et blanc, du 10 octobre 2015 au 28 février 2016, au Musée d'art moderne André-Malraux du Havre
Bernard Plossu. Le voyage mexicain, 1965-1966, du 4 juillet 2015 au 10 octobre 2015, au Musée départemental d'arts et traditions populaires de Champlitte, en Haute -Saône
2016 :
Western Colors, du 04 juillet 2016 au 28 août 2016, Les Rencontres d'Arles

2017 :
L'heure immobile - Métaphysique Méditerranéenne, du 20 mai au 18 juin 2017, Hôtel des Arts (Toulon)
Pais de piedras, du 20 octobre 2017 au 18 mars 2018, Abbaye de Flaran, centre patrimonial départemental, Gers
2018 
L'heure immobile - Métaphysique Méditerranéenne, du 1er juin au 15 septembre 2018, Fond de dotation Le Parvis (Pau)
Échappées américaines (Inédits) - Festival Présence(s) photographie, Montélimar, Drôme, du 16 Novembre au 02 décembre. 

Bernard Plossu, between diary intimate and carnet extime 

By Laëtitia Bartholome-The 3Nines Arts  

Tireless adventurer , insatiable nomadic Bernard Plossu is a photographer in perpetual motion. And even if today his horizons are rather immobile, when he travels, he always does with talent and humanism. It sails, constantly open to the discovery of the other. It's his poet and tightropesurveyored's eye which for more than 60 years, travels and travels the world, each of his photos stopping the movement of time to build suspended moments. "This does not mean to mention the irony of a moment, but to preserve an emotional heaviness. An echo rather than a moment. "(Bernard Plossu)

A artist "surbanaliste" outbound and constant awakening


Bernard Plossu feeds our imagination and encourages us to contemplatethrough images full of emotions, feelings, between affection and gentle complicity. Without emphasis, without ostentation,without mannerism, with simplicity. It reveals an immanent depth every day, the trivial, the trivial, the banality of which he manages to capture, understand and fix gasoline, essential and intensity. "To return and all those moments seemingly unimportant, these little sounds of life, Bernard wants Plossu always alert, available with simple and obvious things that cross his life. Watchful perceptions, on the lookout for roads, faces, spacesAs a kingfisher waits now, not for the story or the sensational, but for this unique and fragile moment, where a breath of the world has been captured and probably reproduced, offered to others. "(Gil Pressnitzer)
With discretion and sobriety, he propose to our eyes and offer great escapes playing on feelings and are tinted shake, fragility, transience, natural, fraternal, transitional, indefinite, of vastness, the taste portraits, family, friendly or intimate and always open spaces.
" Photographer spends his time observing the obvious. ". He keeps repeating. "In photography, it does not capture time, it evokes. It flows like fine sand, endlessly. "These are truly the emotions that animate and take life he wants to give us. "I do not photographing something specific, rather atmospheres that fall within the non-time, I have also called" moments unimportant but which are so important. ' " (Bernard Plossu)
So he likes scramble the shapes and contours while suggesting real dynamic and seeking to realize the sensuality of matter, its Nikkormat equipped with a 50 mm, "this goal of formidable intelligence and the visual acuity, "not to alter the outlook, always glued to his neck.


Poetry and theater as vectors inspiration


Cinephile and poet, Bernard Plossu, by his words, his films and images, anchors and ink among men. He "fixed film on the world around him with a poet's sensibility. "(Bernard Géniès), who taught him the image through film, through the New Wave that remains for him a matrix, forming his look by viewing the films of the 50s and 60s.He joined the design Agnès Varda who believes "between photography and film, these two fields of view, there is a barrier that I leave open. "Didier Morin Bernard Plossu is" a filmmaker of the moment that conceives photography as a slow tracking pending in a bath of light. "
Moreover, if photography as filming, he also dresses its poetic images, intimate poetry, energetic, expressive, sensual, unspeakable and inhabited. "Being a photographer, to me, is a way of writing ... I am an author-photographer. "(Bernard Plossu) Even if "in appearance, my images are poetic and not engaged, practice is not poetry also not resist stupidity? Poetry is a form of underground struggle that contributes to change things, to improve the human condition, culture, environment. "(Bernard Plossu)
Projections his feelings, to listen to the world, beings, places, things, atmospheres, his images are primarily fervent homage simple, sensitive, attentive and modest that the photographer makes and remain in our eyes deeply significant. "Bernard Plossu makes images that speak of shared emotion. "(Serge Tisseron) It creates internal resonances in the other and contributes to externalize his intimate to the point of attach the greatest number. Therefore, it gives his images a value and universal in feeling as in the emotion aroused.

Intimate filmmaker, poet luminous, Sensory photographer Bernard Plossu is a phase artist with vibrations and pulsations of the world. "Activist of the sensible, the intimate, the closest (desire of the other) and far (feeling of spaces) refusing anecdote of the story or the contemplative pose, he seized the world and in his body. A tireless traveler, adventurer's life, his world Plossu manufactures and dresses of his desires. He photographs like filming the "making of" of his own existence. "(Didier Morin)


Bernard Plossu, it is especially and perhaps above all, a form of delicacy.

Bernard Plossu Gallery:

Sources around Bernard Plossu

Wikipedia page of Bernard Plossu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Plossu

Bernard Plossu on the site Documents d'artistes: http://www.documentsdartistes.org/artistes/plossu/repro.html

Gallery Camera Obscura : https://www.galeriecameraobscura.fr/artistes/plossu/artist_main_index.html


In the press and on the web:

A nightcap with Bernard Plossu by Isabelle Bondel in The figaro.fr November 5, 2018 http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2018/11/05/30004-20181105ARTFIG00018-un-dernier-verre-avec-bernard-plossu.php

There are no good photographer who isn't a dancer. Interview with Bernard Plossu Lucien Giraudo in Europe, No. 1065-1066 1stJanuary 2018. pp. 316-321
Bernard Plossu reported several times the importance of literature in his photographic universe. In this interview he talks especially his friendship with the writer Michel Butor and the work he carried with him.

Bernard Plossu, beatnik photographer Luc Desbenoit in Télérama 1st February 2018.

Plein Sud, with Plossu Myriam Boutoulle in Knowledge of the arts No. 760 of June 2017. pp. 78-81.
"Before you leave. I dream on the cards," said the roving photographer Bernard Plossu. The Hotel des Arts Toulon exhibits his pictures "metaphysical" of the Mediterranean. A world of light, the result of forty years of reflection.

Photography: All the lives of Bernard Plossu by Bernard in Géniès The Obs No. 2742 of 25 May 2017. pp. 87-88.
It was hippie, knew Allen Ginsberg and Joan Baez, and since 15 years, fixed on film the world around him with a poet's sensibility. Meet.

Across borders by Jean-Claude Renard in Politis, 1445 to March 2017. p. 29.
La Gallery du jour in Paris presents the work of Mark Cohen and Bernard Plossu, turned to the southern United States and Mexico. Two viewpoints that echo.

Reetings of Arles: the American West in VF Bernard Plosknown. With the exhibition "Western Colors", the photographer holds the remote myth by Claire Guillot in The world.fr August 17, 2016: https://www.lemonde.fr/

The Monet's Gardens are without clichés by Axelle Corty in Knowledge of the arts No. 739 of July 2015. pp. 52-55.
Elger Esser, Darren Almond, Stephen Shore and Henry Plossu Bernard Foucault five contemporary photographers exhibit at Giverny their views on the famous gardens of Claude Monet.

The Italy "fressonnante" Bernard Plossu by Armelle Canitrot in The cross of 27 March 2015.

The Italy dreamed of Bernard Plossu by Sophia Santis in the Figaro.fr February 18, 2015: http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2015/02/18/03015-20150218ARTFIG00028-l-italie-revee-de-bernard-plossu.php

The Secret Garden of Bernard Plossu Christine Coste in Le Journal des Arts No. 396 of September 2013. p. 19.
The popular Montpellier Pavilion unveils the work unusually colorful Bernard Plossu by bringing 240 new photographs since 1956.
Towards a mysterious Mexico Jeanne Fouchet-Nahas in Knowledge of the artsNo. 702 of March 2012. pp. 84-87
Mexico is a fertile land for photographers. Paul Strand and Cartier-Bresson returned with jewels in the years 1932 to 1934, to see the HCB Foundation in Paris, while Bernard Plossu atmosphere reveals his image at the Museum of Fine Arts and Archeology of Besançon .

Bernard Plossu: a hippie on the road , Luc Desbenoit in TéléramaNo. 3237 of 25 January 2012. p. 24-25.
Since the sixties, it captures the emotions of 50mm simple. Portrait of a prince of black and white.

Bernard Plossu by Anne_Lise Grind in Photos newNo. 69 May 2011. pp. 30-35.
special issue devoted to the imaging of Lannion.

BernardPlossu by Martine Ravache in The world of April 20, 2010.

Bernard Plossu: "I have long needed to go where there is no more communication channels ..." by Martine Ravache in Ulysses, No. 121 of January 2008. p. 32-34.
Bernard Plossu, which won the Grand National Photography Award in 1988, traveled the world, the Sahara in Mexico, India, the United States.

Bernard Plossu photography freedom in the Monde.fr February 23, 2007: https://www.lemonde.fr/culture/article/2007/02/23/

Decisive moments by Manu flour in The eye No. 588 of February 2007. pp. 74-79.
Bernard Plossu began his photographic career in Mexico in 1965. A year later, he moved to California. This is the beginning of an intimate relationship with American culture which he will seek to translate the poetry of the commonplace.


Filmography :

1986 : Method Fresson, John Real, with Bernard Plossu, Frank Horvat, John Batho, Bernard Faucon ...
1998 : ​On the way, Hedi Tahar, with Bernard Plossu
2009 : The Mexican travel, 1965-1966, Bernard Plossu
2009 : Another Mexican trip, Didier Morin

Accessible Art-Works :

Artsper: https://www.artsper.com/fr/artistes-contemporains/france/1578/bernard-plossu

Artsy : https://www.artsy.net/artist/bernard-plossu

Invaluable : https://www.invaluable.com/artist/plossu-bernard-lkivtqohni


Distinctions photographics and prices:

2013 : Price Foto-Espana 2013

2010 : Premio international award of photography of the CRAF and the Unione Industriali della Provincia di Pordenone, Italy

1999 : Appointment of Bernard Plossu "Ambassador of Culture in Brussels"

1997 : Honorary diploma - Voula Papaioannou, Month of Photography of Athens, The Hellenic Center for Photography, Greece

1988 : Grand National Photography prize

1977 : Kodak Prize of photographic critic (2nd Price)
Bibliography not exhaustif :

The Land of Poetry , 1999, Portuguese Center of photographs, Porto, Portugal
Trip to Italy 2004, Gassendi Museum Images maneuvers editions, Marseille 2005
North, Northern, Regional Photography Center Pas-de-Calais, Douchy-les-Mines, 2006
Retrospective 1963-2006 By Gilles Mora, Editions of the two lands, Paris, 2006
So Long. Living the American West 1970/1985, Editions Yellow Now, 2007
Plossu / La Frontera, Editions Yellow Now, 2007
Slope of East. The next Jura, Text by Emmanuel Guigon, Cedric and Yves Lesec Ravey, Publishing Sekoya, Besançon, 2009 

Françoise Bernard Plossu+ Nunez = Together , Éditions Libel, Lyon 2010
Far Out! Years hip: Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa, Médiapop editions, Mulhouse, 2011
Marc Donnadieu Colors Plossu: photographic sequences 1956-2013, Methuen, 2013
Morocco 1975(Bernard Plossu pictures, text Abdellah Karroum) Hors'champs Editions, 2014
Western Colors, Editions Textuel, Preface by Max Evans & Francis Hodgson, Paris, 2016 


Trade shows :

2010
"By the way ..." , Fabrique du Pont d'Aleyrac in St. Pierreville in the Ardèche
Regional Contemporary Art Funds Normandy, Sotteville-lès-Rouen, in the Normandy Impressionist Festival 2010
Gallery Streetlamp, Lyon
2012 

Bernard Plossu: Mexican travel, Fine Arts and Archeology Museum of Besançon
The odor of boxwood, Abbey Jumièges, Seine-Maritime
White Mountain, Granet Museum of Aix-en-Provence
2013
Colors Plossu, The popular Pavilion in Montpellier
Self-portraits - 1963-2012 From 16 October 2013 to 30 November 2013, Visconti Gallery, 19 Rue Visconti, 75006 Paris
Bernard Plossu: Mexican trip, From 19 October 2013 to January 5, 2014 at Museum of Modern Art André Malraux in Le Havre
2014
Mediterranean Photography Festival Photomed 7th, Sanary-sur-Mer

2015
Italy Bernard Plossu, European House of Photography, Paris
Bernard Plossu. Le Havre in black and white, From 10 October 2015 to 28 February 2016, the Museum of Modern Art André Malraux in Le Havre
Bernard Plossu. The Mexican travel, 1965-1966, From 4 July 2015 to 10 October 2015, the departmental Museum of Popular Arts and Traditions of Champlitte, in Haute -Saone
2016 :
Western Colors, 04 July 2016 28 August 2016, the Rencontres d'Arles

2017 :
The still time - Metaphysics Mediterranean, From 20 May to 18 June 2017, Hotel des Arts (Toulon)
Pais piedras, From 20 October 2017 to 18 March 2018, Flaran Abbey, departmental heritage center, Gers
2018
The still time - Metaphysics Mediterranean, From 1 June to 15 September 2018, the Endowment Fund Parvis (Pau)
American breakaways (Unreleased) - Festival (s) photography, Montelimar, Drome, from 16 November to 2 December.

Weegee, vida y obra
Paula Anta, Artista Visual

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Wednesday, 05 August 2020
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